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Le numérique responsable ne consiste pas uniquement à réduire ses émissions carbone

Le numérique responsable ne se limite pas à réduire son empreinte carbone. Il consiste aussi à questionner l'utilité réelle des technologies, la gestion de nos données et les ressources qu'elles mobilisent. Chez COOP'HUMA, nous faisons le choix d'un numérique plus sobre, plus utile et réellement au service des humains.

Le numérique responsable ne consiste pas uniquement à réduire ses émissions carbone
Pendant longtemps, nous avons cru que la richesse se trouvait principalement dans les biens matériels.

Aujourd'hui, une autre forme de richesse s'est imposée.

Nos recherches.
Nos habitudes.
Nos achats.
Notre attention.

Une grande partie du numérique actuel repose désormais sur leur exploitation économique. Certaines plateformes analysent les comportements pour comprendre nos habitudes de consommation. D'autres revendent ces informations à des structures commerciales. D'autres encore financent leurs activités grâce à la publicité ciblée.

Chez COOP'HUMA, ce modèle nous a toujours mis mal à l'aise.

Parce qu'au fond, notre objectif n'a jamais été de pousser les gens à consommer davantage. Notre idée a toujours été beaucoup plus simple : prendre soin de notre temps, de notre énergie, de notre portefeuille et de notre planète.

Que l'on parle de données personnelles ou d'usages numériques plus largement, la surconsommation n'a jamais fait partie de notre culture.

Au départ, COOP'HUMA était presque un outil de débrouille entre. Puis nous nous sommes rendu compte que derrière les objets se cachaient d'autres sujets : la solitude, le gaspillage, la précarité matérielle et le besoin de recréer du lien local.

Cette réflexion nous a naturellement amenés à questionner aussi la manière de construire la technologie.

Un jour, nous avons rencontré un acteur du partage. Nous lui avons proposé quelque chose qui nous semblait assez beau : mutualiser une forme d'intelligence artificielle entre plusieurs acteurs de l'économie circulaire.

L'idée était simple : au lieu que chacun développe ses propres outils dans son coin, pourquoi ne pas construire ensemble une technologie utile à tout l'écosystème ?

Nous avons essuyé un refus.

Quelques mois plus tard, cette même structure lançait pourtant une démarche très proche de celle que nous avions imaginée.

Finalement, cela nous a rendu service.

Parce qu'à ce moment-là, nous avons compris quelque chose d'important : on ne peut pas prétendre faire de l'économie circulaire pour préserver les ressources, puis consommer toute l'énergie économisée dans des infrastructures numériques démesurées.

Sinon, on passe complètement à côté du sujet.

Le numérique aussi consomme des ressources bien réelles :

  • de l'électricité ;

  • des métaux rares ;

  • des serveurs ;

  • et parfois d'importantes quantités d'eau pour refroidir les infrastructures.

Alors nous avons pris plusieurs décisions.

D'abord, privilégier des solutions européennes et françaises lorsque cela est possible. Big up à Mistral.


Ensuite, utiliser des modèles plus petits et moins énergivores plutôt que rechercher systématiquement la puissance maximale.

Et surtout, ne pas transformer l'intelligence artificielle en fonctionnalité gadget ouverte en permanence à tout le monde.


Chez COOP'HUMA, nous préférons une logique simple : moins, mais mieux.


Nous utilisons ces outils principalement pour aider les bénévoles et les personnes impliquées dans le fonctionnement quotidien du projet.

Parce qu'un numérique responsable ne consiste pas uniquement à compenser des émissions carbone ou à optimiser des serveurs.

Il consiste aussi à se demander :

Quel usage mérite réellement les ressources qu'il mobilise ?

Au fond, la question n'est peut-être pas simplement technologique.

Elle est culturelle.

Voulons-nous construire des outils qui captent toujours plus d'attention, de données et d'énergie ?

Ou voulons-nous construire des outils plus sobres, plus utiles et réellement au service des humains ?

Chez COOP'HUMA, nous avons choisi notre direction :

un numérique qui consomme moins, mais qui sert mieux.